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06.08.2006

Retour à Paris

Décollage pénible de Malaga. Pleurs dans l'avion. Plus je m'éloigne de la terre, plus je me dis que je ne reverrai jamais Carlos. Et pourtant, on s'est promis de se revoir. J'arrête de me prendre la tête. Roissy : exactement l'endroit où on trouve toute une noria de nazes qu'on a surtout pas envie de voir après ses vacances. Et vas-y que je te pète un coup de chariot à la con dans les chevilles, je hurle de douleur, une conne m'a éclaté la cheville, je n'en peux plus, Carlos me manque déjà. Il m'a fait la surprise de venir me voir, l'avant dernier jour, alors que je rentrais à l'hôtel par hasard, il était là. On a bu une horchata sur le bord de la plage, je l'ai raccompagné au train, il est reparti, on s'est promis qu'on se reverrait. Aujourd'hui je suis triste. Il fait froid, je vais faire mes courses au marché : que des nazes, des connasses en sac chanel. Quelle idée d'aller faire ses courses en sac chanel. J'ai envie de me faire un rail pour tout oublier. Non, ne pas retomber dans la cocaïne. Si dur d'en sortir. Je vais aller au cinéma me changer la tête. J'ai mal au ventre. Carlos me manque. Je l'aime.

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