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31.08.2007

ça s'est passé un 30 août

Mon médecin m'avait prévenu, l'état de grâce chez un séropositif n'est pas éternel et le virus se réveille par on ne sait trop quel processus. Et là tout à coup, j'ai réalisé aujourd'hui en prenant pour la 1ère fois mes médicaments que ma vie ne serait plus jamais comme avant. Désormais, combivir, norvir et invirase sont pour moi des mots qui raisonnent depuis le dîner de ce soir dans ma tête. Ma vie ne sera plus jamais comme avant. J'y pense, je n'y pense plus, j'y repense...Bref, je découvre, ça me paraît étrange. Pour la 1ère fois de ma vie aussi j'ai enfin compris ce que être séropositif veut dire. A croire que cette maladie est à double détente. Une 1ère phase pour réfléchir, une 2nde pour agir, ou l'inverse peut-être, je ne sais pas. En fait j'avais plus peur de provoquer un rejet, de me dire "et si ton corps n'accepte pas ces médicaments ?" Je sais qu'il faut être prudent, que des effets rémanents peuvent survenir même si c'est pas le mot adéquat je préfère me placer dans un contexte d'antériorité par rapport à ce qui pourrait éventuellement se produire.
Ce qui me fait peur aussi c'est d'avoir un changement de comportement, d'avoir des humeurs et si subitement je me mettais à devenir comme certaines personnes qui deviennent soupe au lait du fait de leur pathologie ?
Ca fait beaucoup de questions en fait, mon pharmacien, très sympa m'en a posé une : vous avez un suivi psychologique ? Personne ne me l'a jamais proposé et comme tout allait bien, je n'ai jamais pensé à consulter. Peut-être est-ce le temps pour moi d'aller en parler avec un psy de ma maladie ? Je vais réfléchir encore un peu cette nuit, avant de dormir, histoire de.

Commentaires

La vie peut-être courte voire très longue mais tous les moments méritent une attention. Un petit rien, une fleur au milieu d'un chant comme dix potes dans la même pièce criant sur la chanson FN souffrance de Noir Désir. Ce que je veux dire c'est que rien ne nous attache à cette Terre, rien de physique du moins, du jour au lendemain tout peut lâcher, s'effondrer. Les médicaments sont le point rouge de ces moments à vivre alors que tout le reste mérite une certaine attention, un regard, une sensation.
La Vie ne s'écourte pas si on a la force de mettre le pied devant l'autre en regardant droit devant soi. La maladie comme la mort ont toujours fait peur et plus si l'on est directement confrontée à celle-ci or elle peut justement soulever des désirs profonds enfouis depuis très longtemps, des envies soudaines, des souhaits à réaliser.

Mélanie

Ecrit par : Mélanie | 31.08.2007

Vraiment un été pourri. J'espère que tout ira bien.

Ecrit par : Creaminal | 31.08.2007

Consulter peut être une aide. Perso, j'irai.

Ecrit par : buel | 01.09.2007

après bien des hésitations, mon commentaire:
l'essentiel est de positiver!
autre version : il faut rester positif!
OK, ---> je sors!

Ecrit par : Olivier | 02.09.2007

Merci pour vos posts, ça remonte le moral, j'en ai besoin :p
Olivier : si tu continues à me narguer c'est un gros coup de bite que tu vas prendre ^^

Ecrit par : Tréponème | 03.09.2007

Je suis de tout coeur avec toi. Voir un psy pour parler serait peut-être une bonne idée, d'autant que ce que tu prends comme médocs c'est des trucs difficiles. Dragan

Ecrit par : Dragan | 08.09.2007

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