19.03.2008

Je m'en souviens encore

Ce matin je lis un article du "Monde argent !" de ce dimanche 16-lundi 17. Par spécialement pour les questions d'argent puisque je n'en ai pas mais il y a toujours des articles intéressants sur des tableaux. En l'espèce on nous y parle de Goya. Je me souviendrai toujours et encore de la 1ère fois que j'ai visité la salle Goya au Prado. C'est génial, la muséographie est extrêmement bien faite. Tout spécialement quand on pénètre dans l'antre de la période noire de Goya. Les oeuvres que le peintre a peintes sur les murs de la "Quinta del Sordo". Il ne manque plus que la musique et vous avez l'impression d'être projeté dans cet univers parallèle qu'on appelle le rêve. Je ne peux m'empêcher de penser à chaque fois en voyant ces dames, messieurs et enfants se promenant dans cette salle que chaque visiteur peut endosser le rôle dévolu aux protagonistes des toiles de la période "peintures noires de Goya". Celle-là en Médée moderne, je me demande ce qu'elle fait à ses enfants ? Celui-là, le père me semble-t-il, en Saturne en train de dévorer un de ses enfants comme moi je dévore goulûment une barre de Twix (pauvre comparaison effectivement je sais je ne suis pas très doué). Mais néanmoins, pour y être allé (et je sais que j'irai encore), je n'aime pas le Goya coloriste et le Goya fleuriste, j'aime le Goya sombre, celui qui, mieux que personne, nous aura légué le témoignage des atrocités qui se sont déroulées durant cette période si douloureuse qu'a connue l'Espagne et que se plaisait à me narrer mon père quand j'étais plus jeune.

18.03.2008

Lu tout à l'heure

Un ami vient en vacances chez moi à la campagne, je suis heureux, je me sens moins seul. Même si la solitude ne me dérange pas, bien au contraire, je suis comme mes chats. Mais là, avoir quelqu'un à la maison, je suis comme mes chats, tout chamboulé. Retrouvailles heureuses avec quelqu'un que j'aime beaucoup et qui m'apporte plus que à la folie. Mais l'ami est venu avec le magazine Tétu. Et je l'ai lu bien sûr. Je lis ce magazine comme je lis la plupart des magazines de presse, c'est-à-dire comme des BD en quelque sorte, sauf que je trouve les BD plus marrantes généralement. Cependant un article a retenu mon attention. L'article dans lequel l'auteur s'amuse à comparer Amy machin là, un nom anglais aussi imprononçable qu'inécrivable (ouais je sais c'est pas français mais son nom à elle non plus alors voilà quoi), bref, la dernière kmé à la mode à un autre kmé, Guillaume Dustan. Soit. Mais de là à dire que la 1ère tire son inspiration du 2nd, je suis un peu perplexe. Ben c'est ce qu'il a l'air de dire. En tout cas, que le Guillaume D était vachement précoce, que s'il y avait eu Youtube, il aurait connu le même destin que Andy Wharrol ou Keith Haring en quelque sorte mais pas de chance pour lui, les seules empreintes qu'il laisse sont l'image d'un mec raid déf qui écume les plateaux de Ardisson pour faire l'apologie du bareback et qui influence une droguée qui rafle des gramy awards en 2007. Bon je sais, on peut me dire, tg, tu sais pas écrire, tg, tg, tg. Ok, oui oui, je n'ai jamais prétendu savoir écrire. Mais bon j'ai le droit de donner mon opinion je lis jamais Tétu ! Ou alors la droguée en question a peut être lu les livres de Guillaume Dustan, j'en sais rien moi.

14.03.2008

Quand ma patronne se met à me tutoyer

Ma patronne me donne du "tu", moi toujours du "vous". Je n'aime pas le "tu" au travail. Mes collègues m'ont dit que quand le "tu" arrive, c'est que l'embauche est définitivement terminée. Je suis déjà embauché et ma période d'essai est terminée. Franchement je ne sais pas si c'est d'avoir bossé comme un cinglé pour des patrons tarés à Paris qui m'ont toujours traité comme de la merde mais là, d'avoir des compliments, qui plus est de la part de ma patronne et meilleur encore de l'inspection du travail, je trouve ça louche. C'est vrai quoi, à Paris, jamais un mot d'encouragement. Je ne sais pas comment je dois le prendre. Une de mes collègues, ex parisienne, la cinquantaine, me dit que c'est sincère, qu'elle la connaît bien mais je suis encore un peu dubitatif. Peut-être que je devrais maintenant que je ne suis plus à Paris faire un peu plus confiance, juste par principe...

12.03.2008

Accro, rrrrraaahhhhhhhh

Je suis accro de mon prof de sport : Kévin. Je suis accro de la power plate (nan elle s'appelle pas kévina la power plate nan nan). Ce que j'aime, la plate of course. Mais ce que j'adore c'est que le Kévin il me fait toucher son corps de rêve à chaque fois, c'est la cerise sur le gâteau quoi. Et faut dire que son corps est en béton donc je me répète, je suis gaga, je bande à chaque fois quand il me fait le gainage. Bon ben tout va bien. Je perds du poids, mon corps devient bien ferme, surtout les fesses et les cuisses. J'ai envie de m'enculer moi-même des fois...

10.03.2008

Dans mon bourg

Je suis allé voté aujourd'hui. Ici, c'est la campagne alors il y a un système qui s'appelle le panachage qui permet de rayer du bulletin celui ou celle que tu n'as pas envie de voir élu municipal. Mais là où ça devient gênant, c'est à croire qu'ils font exprès d'installer un semblant de pupitre en fer qui raisonne bien, histoire de noter ceux qui ont fait usage de leur stylo bic pour biffer le nom des candidats. Et tiens, vas-y toi un coup de bic noir sur ton nom ! J'ai presque failli trouer la feuille. Ce qui m'embête un peu avec ces élections, j'ai le sentiment que pour eux (eux ce sont les gens agriculteurs ?, propriétaires terriens ?, éleveurs ?, qui, je n'en doutent pas, sont plein de bonnes intentions, mais pour qui j'ai l'impression que les municipales et les cantonales sont plus importantes que les législatives. Eux qui ne savent bien souvent pas (c'est un lieu commun voire un vilain cliché) je ne suis pas, bien que juriste de formation, moi-même un publiciste, mais j'ai quand même l'impression que à mon niveau les législatives sont plus importantes...ça se discute bien évidemment. Néanmoins, est-ce que la citoyenneté se résume à choisir l'élection qui nous intéresse le plus en fonction des décisions qui seront prises et qui nous toucheront le plus directement ? J'en doute. Je n'aime pas l'idée de voter plus ou moins en fonction d'une élection. Etre citoyen, c'est voter. Voter, c'est voter à toutes les élections. Les chiffres parlent d'eux-mêmes, pas besoin d'être analyste pour le voir. Quand je vois le foin que tout ça fait sur le marché du dimanche matin, je me demande si la mairesse (je déteste ce mot) n'est pas plus importante que Sarko lui-même. Au fond tout cela est logique. Loin de toute considération idéologique ou politique, une collègue de travail m'a fait remarquer que sur la liste unique (!) ils étaient tous cousins germains ou à la mode de Bretagne. Je préfère les artichauts entre nous...